Bien-être et chirurgie esthétique

La quête du bien-être est d’actualité. Se sentir bien dans sa tête serait intimement lié à une acceptation de son physique. Il faut s’aimer, se réconcilier avec son corps, faire de ses défauts des qualités … à tel point qu’il devient culpabilisant de vouloir changer. Vouloir modifier une partie de son anatomie est souvent source d’incompréhension et de jugements. Pour quelles raisons?

Et si chez certains, la chirurgie esthétique était une étape légitime vers le bien-être ?

    Qu’est ce qui nous empêche de franchir le pas ?

Bien plus que le prix ou la peur (peur que ce soit raté, peur que ce soit douloureux …), notre premier frein est de l’ordre de la culpabilité et presque même de la honte. D’où nous viennent ces sentiments ?

L’histoire d’une famille

Notre physique est étroitement lié à notre patrimoine génétique. Ce nez un peu proéminent vient de Papa, cette tendance à l’embonpoint est typiquement familiale et la ride du lion se transmet de génération en génération depuis toujours…

Vouloir changer serait-il comme renier ses origines ?

N’oublions pas que l’héritage familial n’est pas uniquement d’ordre génétique, nos parents nous transmettent surtout des valeurs et des idéaux. Il faut distinguer ce qu’ils nous ont « offert » volontairement de ce qu’ils nous ont transmis malgré eux.

Le poids de la religion

Dieu nous a fait ainsi, vouloir changer serait une offense, un pêcher? Dans certaines religions conservatrices, la chirurgie esthétique est effectivement considérée comme un affront à l’oeuvre sacrée du Créateur. Il est alors difficile de se positionner ou d’argumenter.

La religion catholique se réfère quant à elle à la bible et dit « Dieu m’aime inconditionnellement, donc je m’aime et je m’accepte tel que je suis sans condition » ou encore « Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détruit, notre être intérieur se renouvelle de jour en jour. »

La religion encourage à s’observer avec bienveillance quelque soit notre enveloppe corporelle, et c’est effectivement une intention très louable.

Mais tout le monde en est-il capable? Faut-il prendre le risque de ne jamais s’accepter ?  

La chirurgie c’est de la « triche » ?

Une fierté bien encrée existe souvent vis à vis du physique : je ne change que ce que je peux changer au prix de la sueur mais je refuse de tricher. On entend souvent dire « elle est jolie mais elle est retouchée », comme si le second point annulait le premier … mais pourquoi serait-ce le cas?
Quelle est la frontière de la triche entre une décoloration de cheveux, le port de lentilles de couleurs et la chirurgie esthétique ?

    Et si nous changions notre vision des choses

Ne serait-il pas temps de mettre toutes ces culpabilités et ces questionnements au placard pour réfléchir à ce que nous voulons vraiment, ce qui serait un vrai chemin vers son bien-être physique et psychique, ingrédients indispensables au bonheur?

La chirurgie esthétique devrait aujourd’hui pouvoir être appréhendée différemment, comme une façon moderne de se réconcilier avec son image. Il est évident que tout le monde n’a pas besoin d’y avoir recours, et que la décision ne doit pas être prises à la légère. Mais pourquoi les personnes qui souffrent d’un réel mal-être lié à une partie de leur physique pouvant être corrigée – devraient-elles se priver ? Qui ménageraient-elles alors?

N’oublions pas que la chirurgie esthétique est loin d’être une solution de facilité : il n’est pas facile de prendre la décision et encore moins de sauter le pas. Passer le cap de la chirurgie peut être aussi une preuve d’amour de soi, de force de caractère et une source de fierté !

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